Tableau en marqueterie réalisé par
Armande et Geoffroy de Bazelaire
à l'occasion du centième anniversaire
de la Galerie Berger. ( 1905 - 2005 )


L'Appartement de la Galerie Berger

Location Saisonnière
 
http://galeriebergerappartement.blogspot.fr/

L'Art de Vivre au 18ème siècle

dans une vieille demeure

face aux Hospices de Beaune
 
Membre de




https://www.facebook.com/profile.php?id=100008491274890

La Galerie Berger
a participé au 62ème Salon
des Antiquaires de Belgique

Brussels Art Fair & Antiques
du 21 au 29 janvier 2017
 


Gallery Berger took part
to the 62nd BRAFA

Brussels Art Fair & Antiques
from 21st to 29th January 2017
Paire de Chenets
à "Sujet Mythologique"


 

Réf. 1738

Très rare Feu à sujet mythologique
en bronze finement ciselé et doré représentant, 
pour l'un, l'enlèvement de Ganymède et, 
pour l'autre, celui d'Egine.

Tous deux sont drapés à l'antique 
et représentés assis sur Jupiter métamorphosée 
en Aigle avec ses ailes déployées.
 

Ganymède, le regard tourné vers le ciel, 
élevant une coupe de sa main droite 
et Egine, la tête baissée avec le regard 
tourné vers Jupiter, levant son bras droit.

Les socles, en forme d'entablement
supportés par des chimères, 
sont ornés de feuilles d'acanthe 
et de culots stylisés posés en agrafe.

Époque Louis XIV, vers 1710

Hauteur 40 cm
Largeur 23.5 cm
Profondeur 19.5 cm


Notice

Le thème des amours des Dieux, très en vogue à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle, a servi d'inspiration à l'auteur de notre paire de chenets.

L'enlèvement de Ganimède est plus connu que celui d'Egine. Cette nymphe, qui est la fille d'Asopos, fut enlevée par Jupiter qui l'aimait et qui, pour se protéger de la vengeance de son père, l'emmena sur l'île d'Oenone, appelée depuis l'île d'Egine.

Quelques paires de chenets du même modèle que les nôtres sont conservés dans des musées.

Une paire figurant dans les collections de la Collection Frick à New York

 (Inv. 18.6.2 et 18.6.1)


(Inv. 18.6.1)

Une autre est conservée dans les Collections royales suédoises à Drottningholm

(Drottningholm, HGK - 127)

Une dernière faisait partie des Collections du Rijksmuseum à Amsterdam (Ancienne Collection Gutmann) avant d'être revendue chez Christie's à Londres, le 4 décembre 2014, lot 123).

Plusieurs paires ont fait l'objet d'un passage en vente publique depuis la fin du 19e siècle

- Vente de Madame d'Yvon à Paris, en 1892 (probablement celle ayant fait partie des Collections du Rijksmuseum).

- Vente de la Collection Despris à Paris, en 1921

- Vente de la Collection de James W. Barney chez Parke-Bernet à New York, le 8 mai 1948

- Hôtel Drouot, le 26 avril 1974 ( lot 71)

- Vente de la Collection de Henry Ford II chez Sotheby's Parke Bernet à New York, le 25 février 1978 (lot 68)

- Hôtel Drouot, le 5 décembre 1980 (lot 71)

- Sotheby's, Monaco, le 22 juin 1986 (lot 438)

- Vente de la Collection de John T. Dorrance Jr. chez Sotheby's à New York, les 20 et 21 octobre 1989


Pair of Louis XIV ormolu Chenets
with figures of Ganymede and Aegina

A rare pair of Louis XIV ormolu Chenets 
with figures of Ganymede and Aegina, 
each borne on the back of Jupiter 
in the form of an eagle rising from flames.

Ganymede wears loose draperies over his loins
and holds a wine cup in his raised right hand, 
while Aegina wears a full skirt and raises
her right arm in an attitude of trepidation. 

The eagle in the Ganymede group grasps
a thunderbolt in its left talon. 
The four corner supports are 
in the form of dragons' heads resting 
directly on fluted scroll feet; 
from behind the dragons' necks, 
acanthus foliage rises to cover 
the corners of the platform.

Circa 1710

Height 15 3/4in.
Width 9 1/4 in.
Depth 7 3/4 in.


Notice

These Chenets represent the god in terms of two such salacious legends: the story of the beautiful youth Ganymede, whom Jupiter carried off to Mount Olympus after assuming the form of an eagle; and that of Aegina, daughter of the river god Asopos, whom Jupiter likewise coveted and for whom he again transformed himself into an eagle, in order to abduct her to the island of Oenone.

On Olympus Ganymede became cupbearer to the gods, and it is for this reason that he is represented here with a wine cup held aloft. 

It is known who the sculptor or the bronzier of these chenets might have been; possibly they were one and the same. Except for a few models by André-Charles Boulle, virtually all of the gilt-bronze work of the period represented by these pieces remains anonymous. The conception of the bases, with their tall supports and their centrally applied decorative motifs, suggests that this model may form a group with several related chenets that appear to be by the same hand. These include: a pair at Waddesdon Manor with rampant lions whose front paws rest on heraldic shields; and two pairs with similar bases supporting rearing horses whose front hooves also rest on shields, one pair sold in Paris (Palais Galliéra, 24 novembre 1976, lot 41), the other sold in Monaco (Sotheby Parke Bernet, Monaco, 5-6 February 1978, lot 12).

The pose of the Aegina figure, seated astride the eagle with one hand aloft and the other resting on the eagle's wing, clearly relates to the celebrated bronze in the Museo Nazionale, Florence, depicting Ganymede astride the eagle of Jupiter, a work formerly attributed to Cellini. Il seems almost certain that the creator of the chenets knew this group and was inspired by it.

Others chenets of this model include : a pair in the Frick Collection-New York, a pair in the Swedish royal Collection at Drottningholm (Hahr, p. 63) and another pair in the Rijksmuseum-Amsterdam (probably those auctioned in 1892 from the collection of Madame d'Yvon at Paris)


Bibliographie

"Vergoldete Bronze"
  Hans Ottomeyer
  Peter Pröschel
  Klinkhardt & Biermann
  München - 1986

"Catalogue de la Frick Collection (Tome VI)
 Theodore Dell
  Princeton University Press - 1992

"De Svenska Kungliga Lustslotten"
  A. Hahr
  Stockholm - 1899
Important Cartel d'Applique à Musique
"Le Corbeau et le Renard"

par Joseph Saint-Germain à Paris


Rare et exceptionnel Cartel d'applique
à Musique de forme violonée,
en placage de corne verte et bronze doré.




Il comprend trois parties et
présente une riche ornementation
de bronze très finement ciselé, ajouré et doré,
dans l'esprit rocaille, telle que :



chutes d'angle, volutes et contre-volutes feuillagées,
cartouches godronnés, grenades éclatées et cul de lampe.


L'amortissement est orné d'un amour
tenant une flèche assis sur un cheval marin.




Le mouvement de Terrot et Thuillier, 
Maîtres Horlogers à Genève, est associé
à un mécanisme à carillon 
attribué à Pierre Jaquet-Droz (1721 - 1790)


Estampille de Joseph de Saint-Germain à Paris
Reçu Maître, le 3 juillet 1750

Époque Louis XV

Hauteur 147 cm
Largeur 51 cm
Profondeur  25.5 cm
Grande paire d'Appliques
à deux bras de lumière

d'après Jean-Charles Delafosse



Paire de grandes Appliques 
à deux bras de lumière en bronze
très finement ciselé et doré.


Elle présente une riche ornementation,
 de type néoclassique, à motifs de
pots-à feu à piédouche, 


guirlandes de feuilles de chêne,
tors de feuilles de laurier, attributs, 
volutes à feuilles d'acanthe
et cannelures rudentées.

Jean-Charles Delafosse
(1734-1789)

http://galeriebergerlexique.blogspot.fr/search/label/DELAFOSSE%20Jean-Charles

Époque Louis XVI

Hauteur 52 cm
Largeur 35.5 cm
Profondeur 18 cm
Grand Bureau Plat
à caissons

par Noël Gérard


Réf. 1773

Grand Bureau plat à caissons à double face,
de forme rectangulaire, en placage d'amarante.

Il ouvre par trois tiroirs en ceinture,
dont un en retrait, et repose
sur des pieds cambrés à facettes.


 

Il présente une très riche ornementation 
de bronzes ciselés et vernis,
dans leur décor d'origine,
telle que : galerie, moustaches,
poignées tombantes à espagnolettes,
entrées de serrure, chutes d'angle à tête de femme,
motifs allégoriques symbolisant
l'astronomie et sabots feuillagés en chausson.


 

Dessus gainé de cuir rouge patiné.

Estampillé du monogramme de Noël Gérard
(avant 1690 - 1786)

actif vers 1710-1736

http://galeriebergerlexique.blogspot.fr/search/label/GERARD%20No%C3%ABl


Époque Régence

Largeur 179,5 cm
Profondeur 84,5 cm
Hauteur 77,8 cm



Notice

Meubles inédits pour l'époque et meubles de luxe, par excellence, les bureaux plats d'un tel format sont, le plus souvent, des meubles de commande.

Seulement trois ou quatre ébénistes parisiens de renom sont capables de réaliser ce type de meuble dans les années 1720.

Au regard de ses dessins et planches, André-Charles Boulle serait le véritable précurseur du bureau plat. Ce meuble suit une lente évolution, d'environ une quinzaine d'années, depuis le bureau Mazarin à huit pieds pourvus d'entretoises, à son successeur, plus grand et un peu plus haut, sans entretoises, jusqu'à notre modèle, qui se trouve allégé par la présence de quatre pieds seulement.

André-Charles Boulle et Charles Cressent, tous les deux sculpteurs-fondeurs, laisseront une empreinte majeure quant aux ornements de bronze. Les chutes de notre bureau, ornées d'une tête de femme, sont une variante des têtes de satyre innovées par Boulle et des chutes à tête d'indienne créées par Cressent figurant souvent sur leurs bureaux. Noël Gérard est un ébéniste contemporain des deux maîtres précédents, certes moins connu, mais qui nous a laissé lui aussi des chefs d’œuvre. Les motifs allégoriques ornant notre bureau et figurant l'astronomie, sont très souvent utilisés par Noël Gérard. Des chutes à tête de femme proches des nôtres sont aussi connues sur d'autres bureaux de Noël Gérard. Un autre ébéniste du nom de Lieutaud est également à citer, car ce dernier a souvent utilisé les superbes sabots en chausson à feuilles d'acanthe, que nous retrouvons aussi dans la production de Noël Gérard. Lieutaud a lui aussi orné des commodes et des bureaux avec des chutes d'angle à tête de femme. 

Dans l'histoire du mobilier, le placage unique de bois d'amarante correspond à une période très courte dans la production du mobilier parisien. On situe la durée de cet usage à environ 5 années autour de 1720.

Le bâti en résineux (essence utilisée pour notre bureau) est caractéristique des fabrications des ébénistes parisiens pendant la Régence, habitude de construction héritée de la période Louis XIV. Quelques années après les bâtis seront réalisés en chêne.

L'utilisation du noyer pour la construction des tiroirs de notre bureau témoigne, d'une part, d'un travail bien parisien et, d'autre part, d'un travail très soigné correspondant à un meuble de commande. Sur des bureaux ordinaires, les tiroirs sont soit en chêne, soit en peuplier grisard. Nous pouvons ajouter que le noyer de notre bureau est très caractéristique, il est tôt d'époque : avec la pénurie du noyer consécutif au grand gel de l'année 1709, le noyer sera remplacé par le chêne, dans les années suivantes.



A Régence ormolu-mounted amaranth
Bureau Plat stamped by Noël Gérard

The rectangular top inset with red leather 
and with moulded border,
above three frieze drawers
on espagnolette-headed cabriole legs
with foliate scrolled sabots.

Early 18th century

Width 70 1/2 in.
Depth 33 1/4 in.
Height 30 3/4 in.


Bibliographie

"Le Mobilier Français du XVIIIe siècle"
  Pierre Kjellberg
  Les Éditions de l'Amateur - 2002


"Les Ebénistes français de Louis XIV à la Révolution"
  Alexandre Pradère
  Paris - 1989

"French Furniture Makers
  Alexandre Pradère
  Sté Nlle des Éditions du Chêne - 1989



Commode à Encadrements
par Charles Krier


Réf. 1776

Très belle Commode à encadrements,
de forme rectangulaire, à ressauts et pans coupés.

Elle ouvre par deux grands tiroirs sans traverse
 et repose sur des pieds cambrés à facettes.


Elle présente une riche marqueterie
de bois précieux à motif floral dans
des encadrements de quatrefeuilles
sur fonds de croisillons.

Elle comprend une riche ornementation
de bronze finement ciselé et doré,
dans son décor d'origine, telle que :
encadrements, macarons et anneaux de tirage,
entrées de serrure, chutes de pieds
et sabots feuillagés.

Elle est coiffé d'un marbre
veiné gris à bec de corbin.

Estampille de Charles Krier
(né en 1742)

Reçu Maître, le 12 janvier 1774

http://galeriebergerlexique.blogspot.fr/search/label/KRIER

Transition des époques Louis XV - Louis XVI
vers 1770

Largeur 118 cm
Profondeur 56 cm
Hauteur 84 cm

Provenance

Collection Privée Européenne
(acquise chez Sotheby's à Monaco, le 21 février 1988)


Notice

Notre commode est reproduite dans l'ouvrage de Pierre Kjellberg "Le Mobilier Français du XVIII", page 509 (Éditions de l'Amateur, Paris 2002).




A Transitional Louis XV - Louis XVI tulipwood,
purplewood and fruitwood marquetry
and gilt bronze, mounted breakfront commode
made by Charles Krier

The grey marble top above two floral
inlaid drawers on cabriole legs.

Width 46 1/2 in.
Depth 22 in.
Height 33 in.

Bibliographie

"Le Mobilier Français du XVIIIe siècle"
  Pierre Kjellberg
  Les Éditions de l'Amateur - 2002

  

Feu en bronze doré
"aux jeunes Satyres"


Réf. 1769

Rare Feu "aux jeunes Satyres", en deux parties,
en bronze très finement ciselé et doré

Ils sont représentés tous les deux assis
sur des socles à entablement ornés de godrons.


L'un a les bras levés et l'autre tient 
un tambourin dans sa main gauche.
Leur chevelure est nouée et ornée, 
pour l'un, d'un diadème emplumé
et, pour l'autre, de pampres.

Époque Régence
vers 1720

Hauteur 37cm
Largeur de la base 14cm


Rare pair of Régence Chenets
"aux jeunes Satyres"

A rare and very fine pair of Régence 
ormolu bronze chenets "aux jeunes Satyres".

Each depicted drapped and
seated above a square pedestal

Circa 1720

Heigth 14 1/2 in.
Width 5 1/2 in.

Bonheur du Jour
"aux ustensiles"

par Pierre Roussel


Réf. 1760

Exceptionnel Bonheur du Jour,
de forme rectangulaire à pans coupés,
en marqueterie de bois précieux à motifs de
vases fleuris et d'ustensiles sur fond
de sycomore teinté et de bois de violette,
dans des encadrements de bois de rose.







Il ouvre par six petits tiroirs, dans sa partie supérieure,
et par un tiroir formant écritoire, en ceinture.


Il repose sur quatre pieds cambrés
à facette réunis par une tablette d'entrejambe.


Il présente une riche ornementation 
de bronzes finement ciselés et dorés telle que :
galeries ajourées, astragale, frises à entrelacs, 
chutes d'angle et sabots feuillagés.

Pierre Roussel
(1723 - 7 juin 1782)

Reçu Maître, le 21 août 1745

http://galeriebergerlexique.blogspot.fr/search/label/ROUSSEL%20Pierre

Transition des époques Louis XV et Louis XVI

Largeur 68.5 cm
Profondeur 44 cm
Hauteur 93 cm

Provenance

Ancienne Collection Lebaudy

Descendants d'une grande dynastie d'industriels et de financiers, dont l'importante fortune était due principalement au raffinage du sucre, Pierre Lebaudy (1865 - 1929) et son frère Paul (1858 - 1937) furent également de grands collectionneurs et mécènes.

Paul avait épousé, en première noce, Virginie Adélaïde Désirée Hersent puis, en seconde, Marie-Pauline Adolphine Clotilde Murat, fille du Comte Joachim Murat. De sa deuxième femme naquit Jean, qui allait épouser Henriette de Ganay.

Pierre était marié à Marguerite Luzarche d'Azay.

En 1889, Paul hérita du château de Rosny, ancienne demeure des Béthune Sully, puis de la Duchesse de Berry. Il se consacra à la restauration du domaine et fit redessiner les jardins par le célèbre paysagiste Achille Duchêne.

Paul conservait ses collections dans un Hôtel Particulier aujourd'hui détruit, au 15 de l'actuelle avenue Foch, et Pierre avait édifié un somptueux Hôtel, à l'angle de la rue François 1er et du 40 avenue Georges V, pour y exposer ses meubles et objets d'art. C'est de cet hôtel que proviennent les célèbres boiseries de l'Hôtel de Luynes qui furent léguées par Madame Lebaudy au musée du Louvre.


Notice

Pierre Roussel, dont la réputation fut considérable, produisit de nombreux bonheurs du jour.

Ce n'est qu'en 1770, dans l'inventaire du duc de Villars à Marseille, que le terme "bonheur du jour" apparaît. Le Livre-journal, dont les commandes s'échelonnent de 1770 à 1783, ne mentionne pas ce terme, mais utilise de façon systématique les mots "tables à gradin", le gradin formant la partie supérieure du meuble. En général, celui-ci ouvre à un tiroir central surmonté d'un guichet, flanqué latéralement de vantaux ou de tiroirs. Il existe bien entendu quelques variantes à cette disposition.

Principalement féminin, le bonheur du jour était destiné à l'écriture. Fermant à clef et très léger afin d'être aisément transportable, on peut imaginer qu'il devint vite indispensable. A la fois autel de correspondance et confident, ce bureau de poche séduisit rapidement la clientèle. Par ailleurs, l'intelligence et l'économie générale du meuble permettent également d'expliquer le succès colossal qu'il rencontra dans le dernier tiers du siècle.

Avec Charles Topino et RVLC, Pierre Roussel contribua à importer le goût chinois à l'aide de ces marqueteries dites "aux ustensiles" composées de petits objets usuels, dits échantillons, tels que des bols, des vases, des théières, mais aussi des enveloppes, des jetons, des plumes ou des encriers. Ce type de marqueterie incarne l'influence indirecte de l'Orient. Elle se manifeste par une "récréation" à partir des objets orientaux diffusés en France. C'est, en d'autres termes, la Chine revisitée qu'il propose à sa clientèle.

Ces marqueteries semblent avoir été inspirées par les paravents en laque de Coromandel, qui ont été parmi les premières œuvres d'Extrême-Orient à pénétrer en France et dont les bordures présentent ce même répertoire ornemental composé d'objets dits "de lettré", par référence aux objets utilisés par les érudits chinois : ding, fang ding, vases fleuris...

Deux bonheur du jour identiques et de mêmes dimensions nous permettent d'attribuer le nôtre à Pierre Roussel avec beaucoup de certitude :

L'un est reproduit dans la partie qui lui est consacrée dans l'ouvrage de Pierre Kjellberg "Le Mobilier Français du XVIIIe siècle" (Éditions de l'Amateur, Paris, 2002, page 773)

Galerie Segoura, Paris

L'autre, estampillé du maître, est passé récemment en vente publique, en provenance d'une collection helvétique.




A Transitional Louis XV/Louis XVI
ormolu-mounted marquetry Bonheur du Jour
by Pierre Roussel

A Transitional Louis XV/Louis XVI 
ormolu-mounted marquetry Bonheur du Jour

The brass banded rectangular top 
with a three-quarter galleried superstructure fitted 
with six drawers.

The table stand with a frieze drawer 
enclosing two hinged compartments 
and one central section opening 
of a ratcheted reading stand raised 
on chamfered cabriole legs ending in sabots 
and joined by a rectangular stretcher.


Pierre Roussel
(1723 - 7 juin 1782)

Master, 21 August 1745

Width 27 in.
Depth 17 1/4 in.
Height 36 1/2 in.

Bibliographie

"Le Mobilier Français du XVIIIe siècle"
  Pierre Kjellberg
  Les Éditions de l'Amateur - 2002


"Les Roussel
  Une dynastie d'ébénistes au XVIIIe siècle"

  François Quéré
  Éditions Faton - 2012