Tableau en marqueterie réalisé par
Armande et Geoffroy de Bazelaire
à l'occasion du centième anniversaire
de la Galerie Berger. ( 1905 - 2005 )


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Paire de Porte-Torchères
"à Sujets"



Réf.1921

Paire de Porte-Torchères "à Sujets"
en bois sculpté, peint et rechampi
représentant deux anges.


 


Ils sont représentés en pied,
vêtus dans la tradition des empereurs romains.
Une longue cape leur couvre les épaules
pour redescendre en drapés le long du dos.
Leur buste est enserré dans un plastron
que complète une tunique.
Ils sont chaussés de sandales à lanières
nouées au niveau des mollets.

France, début du 18ème siècle

Hauteur 93 et 96 cm

A pair of baroque
painted Torcheres

A pair of baroque painted Torcheres
figuring standing angels.

Each wearing emperor's clothes
with one arm raised and
the other holding a torchere

France, Mid-18th Century

Height 36 1/2 and 38 in.


Petite Table en Chiffonnière
à décor floral

Vendu



Réf. 1820

Petite Table, dite "en chiffonnière",
de forme mouvementée, en placage de bois de violette
et marqueterie à décor floral en bois de bout.





Elle ouvre par un plateau découvrant un compartiment, 
une tirette formant écritoire et un tiroir latéral.


Elle présente une très belle ornementation
de bronze finement ciselé et doré telle que :
galerie en cuvette, entrée de serrure,
bouton de tirage, encadrements à filets feuillagés,


 
chutes d'angle à piastres et sabots
et repose sur des pieds cambrés à facettes.

Époque Louis XV

Largeur 44 cm
Profondeur 35 cm
Hauteur 69 cm

A Louis XV Table en Chiffonnière

A fine Louis XV ormolu-mounted
and veneered Table en Chiffonnière.

Mid - 18th Century

The rectangular shaped hinged top
opening to reveal a compartmented interior 
above a shaped frieze with a leather-lined
writing slide, the side fitted with one drawer, 
raised on cabriole legs outlined with ormolu.

The top veneered with reserves 
enclosing a floral spray in bois de bout

The whole fitted with a border,
foliate ormoulu chutes and sabots.

Width 17 1/4 in.
Depth 14in.
Height 27 in.
Table à En-Cas
par le Bon Durand


Réf. 1906

Table à En-Cas, de forme galbée,
en placage de bois de rose dans
des encadrements de bois de violette.



Elle ouvre par deux tiroirs, dont un formant écritoire, 
et un volet à rideau coulissant latéralement 
et repose sur des petits pieds cambrés.


Elle présente une belle ornementation
de bronze finement ciselé et doré telle que : 
galerie à doucine, entrées de serrure, 
tablier, chutes d'angle et sabots.

Dessus de marbre brèche d'Alep

Estampille du Bon Durand
(reçu Maître, le 18 février 1761) 

https://galeriebergerlexique.blogspot.fr/search/label/DURAND%20Bon

Époque Louis XV 

Largeur 53 cm
Profondeur 33.5 cm
Hauteur 81.5 cm


Bibliographie

"Le Mobilier Français du XVIIIe siècle"
  Pierre Kjellberg
  Les Éditions de l'Amateur - 2002


"Les Ébénistes du XVIIIe siècle"
  Comte François de Salverte
  F. De Nobele, Paris - 1962


"L'Art et la Manière des
  Maîtres Ébénistes Français au XVIIIe siècle"
  Jean Nicolay
  Éditions Pygmalion - 1976
Paire de Lions
en bronze patiné



Réf. 1916

Importante paire de Sculptures en demi-grandeur
représentant des Lions en bronze patiné.


Ils se font face et sont représentés,
pour l'un, la tête tournée vers la droite et,
pour l'autre, la tête tournée vers la gauche.

Deuxième quart du 19ème siècle

Hauteur 82 cm
Longueur 115 cm

Provenance 

Collection Privée




Notice

Ces lions, d'une grande élégance, sont remarquables à plus d'un titre : 

- Tout d'abord, par leur taille (demi-grandeur).

- Par leur patine, à l'origine brune, qui, avec le temps et en raison d'une exposition prolongée à l'extérieur, s'est vert-de-grisée, ce qui leur confère un aspect naturel du plus bel effet.

- Pour l’intérêt qu'ils représentent, en tant que documents, dans le processus et la genèse de la technique de la fonte traditionnelle au sable, en vue d'une édition numérotée de l’œuvre (en bronze) ou en plus grand nombre (en fonte de fer), car ils ont été réalisés à partir du modello  en plâtre. Ils sont, ce que l'on appelle, des "chefs-modèle", qui sont des sculptures, elles-mêmes considérées comme des sculptures originales,  profondément incisées à partir desquelles était tirée une empreinte dans le sable. Une épreuve en bronze était, alors, réalisée en plusieurs éléments, qui étaient ensuite assemblés, à l'aide de clavettes.

- Pour leur rareté, car aucun autre exemplaire en bronze n'est connu à ce jour.


Il est intéressant de noter que nos lions ont été sélectionnés par le maître de forge parisien Jean-Jacques Ducel pour figurer dans son catalogue et servir de modèles à fin d'édition pour d'autres exemplaires en fonte de fer.

Un rapport d'analyse du laboratoire Art in Lab, en date du 26 avril 2018  n° 2018-04-06 (observation sous lumière ultraviolette, spectroscopie de fluorescence des rayons X (XRF), spectroscopie infrarouge à Transformée de Fourier FT-IR) atteste que l'alliage et que la technique de fabrication utilisés pour ces lions sont compatibles avec d'autres bronzes réalisés à cette époque, à partir de 1834.


A pair of patined bronze
Model of Lions

An important pair of dark green
patina bronze model of roaring lions
in full relief and half size.

Both are standing and
looking at each other.

For one, the gaze turned to the left and,
for the other, the gaze turned to the right.

Second quarter of 19th Century

Height 32 1/4 in.
Lenght 45 1/4 in.

Provenance

Private Collection

Paire de Chenets
"au Cerf et au Sanglier"

d'après Pitoin


Réf. 1917

Belle paire de Chenets "au Cerf et au Sanglier"
en deux parties en bronze ciselé et doré.



Ils sont représentés respectivement
assis pour l'un, couché pour l'autre
et reposent sur des socles à entablement,
de forme rectangulaire, ornés
d'une scène cynégétique en bas-relief.


Ils présentent une belle ornementation
de type néoclassique, à motifs de 
godrons et de tors de feuilles de chêne.

Premier quart du 19ème siècle

Largeur 31.5 cm
Profondeur 12.5cm
Hauteur 33.5 cm


 

Notice



Louvre, cat. C. Dr. n° 364

Ce modèle "au cerf et au sanglier" est célèbre pour avoir été livré par Pitoin, le 28 octobre 1772, pour le salon de Madame Du Barry à Fontainebleau. A tel point qu'il a été répété dès le 18ème siècle.

Un modèle existait , ciselé et monté, mais pas doré, au Garde-Meuble de Paris parmi les "bronzes appartenans au Roy". Il est confié à Hauré en 1786 afin de le mettre en état "pour le service du Magasin à Paris". Feuchère est chargé de dorer celui-ci pour le prix de 720 livres.

Divers exemplaires subsistent, dont la largeur a pu être réduite en diminuant la taille de recouvrement en vue d'une cheminée moins importante.

Madame Du Barry en posséda un à Louveciennes. Outre celui du Louvre (Louvre, cat. C. Dr. n° 364), on citera : celui, à la dorure superbe, du Metropolitan Museum, qui passe pour avoir appartenu à Vergennes (Wrightsman Coll., cat. Watson, II, n° 199) et celui du Rijksmuseum (qui porte gravé un n° 9).


  Metropolitan Museum of Art
(Collection Wrightsman 1977.102.5,6)

Celui du Louvre semble être celui que Pitoin livra en 1772 pour le salon de Madame Du Barry à Fontainebleau, celui-là même que Louis XVI fit ensuite placer dans sa Bibliothèque à Versailles et qui fut réservé en l'an V pour le Palais Directorial du Luxembourg. Par la suite, la dorure fut ruinée par l'incendie des Tuileries en 1871. Fort heureusement, la fonte et la ciselure en ressortirent indemnes.

Bibliographie

Verlet 1987, 59, ill. 51-52
Ottomeyer/Pröschel 1986, 272, ill. 4.11.1
Alcouffe, Tenenbaum, Mabille, N° 55, 118-121

Dumonthier 1911, 7 N° 6
Dreyfus 1913, N° 336, ill.
Verlet 1950, 155
Watson 1966, N° 199, ill.
Eriksen 1974, 360, ill. 229-30

Petit Secrétaire
à hauteur d'appui

par Pierre Pioniez


Réf. 1907

Petit Secrétaire "en armoire" à hauteur d'appui,
de forme rectangulaire à pans coupés.


Il ouvre par un tiroir, dans sa partie supérieure,
un abattant central découvrant
deux casiers et trois tiroirs 


et par un vantail, dans sa partie inférieure,
découvrant un casier et un coffre de sureté.




Il est orné d'une riche marqueterie,
de type néoclassique, à motifs de
postes et de fleurons (partie supérieure),
d'attributs suspendus dans un médaillon (abattant),
d'un vase à l'antique surmonté d'une guirlande (vantail), 
de fleurons et de rosaces (angles à pans coupés)
et de doubles jets de fleurs, sur les côtés.



Il présente une belle ornementation
de bronze doré telle que : 
fleurs d'héliotrope, anneau de tirage,
pastilles et entrées de serrure.


Dessus de marbre rouge royal à gorge
et pans coupés.

Estampille de Pierre Pioniez
(mort, le 6 avril 1790)

Reçu Maître, le 14 août 1765 

 
http://galeriebergerlexique.blogspot.fr/search/label/PIONIEZ%20Pierre

Époque Louis XVI

Hauteur 123.5 cm 
Largeur 58 cm
Profondeur 28 cm

Provenance

Collection Privée
Ancienne Collection Francis Guérault
(sa vente, les 21 et 22 mars 1935)





Notice

Notre secrétaire, qui est reproduit dans l'ouvrage de Jean Nicolay "L'Art et la Manière des Maîtres Ébénistes Français au XVIIIe siècle", page 372 (figure H), est un très bel exemple de ces petits meubles de luxe, dits "légers" qui caractérisent la production de Pioniez.

Il fut acquis par le député Francis Guérault, grand Collectionneur de meubles et objets d'art du 18ème siècle, pour sa nouvelle demeure, l'Hôtel de Saint Paul, sis 3 rue Roquépine.

Cet Hôtel particulier fut édifié par l'Architecte Henri Parent (1819 - 1895) entre 1861 et 1864 à la demande du Collectionneur Édouard André (1833 - 1894), futur propriétaire du somptueux Hôtel Jacquemart-André, qui le revend, en 1868, au Banquier Samuel de Haber. En 1879, c'est Charles Le Ray de Chaumont, marquis de Saint-Paul, qui en devient le nouveau propriétaire et qui lui laisse son nom...


Bibliographie

"Le Mobilier Français du XVIIIe siècle"
  Pierre Kjellberg
  Les Éditions de l'Amateur - 2002


"Les Ébénistes du XVIIIe siècle"
  Comte François de Salverte
  F. De Nobele, Paris - 1962


"L'Art et la Manière des
  Maîtres Ébénistes Français au XVIIIe siècle"
  Jean Nicolay
  Éditions Pygmalion - 1976


  Catalogue de la vente Francis Guérault
  Étude de Maître Alphonse Bellier
  Paris, 3 Rue Roquépine, les 21 et 22 mars 1935 


Suite de Six Fauteuils
"en Cabriolet"

par Pierre Nogaret


Réf. 1915

Très belle suite de six Fauteuils "en cabriolet"
en bois de noyer finement mouluré et sculpté.


Les dossiers, de forme violonée ;
les consoles d'accotoirs en léger retrait
"en coup de fouet" et les assises,
de forme chantournée.





Ils présentent une très belle ornementation,
dans le goût rocaille, à motifs de courbes,
contre-courbes, fleurs et feuillage 




et reposent sur des pieds cambrés
se terminant en volute.


Époque Louis XV

Hauteur 90 cm
Largeur 69 cm
Profondeur 63 cm

Provenance

Ancienne Collection Camille Pruvost à Paris



 Notice

Tant par la qualité exceptionnelle du bois employé pour son exécution, que par son excellent état de conservation, cette suite de fauteuils s'illustre également par une sculpture d'une grande virtuosité mais aussi, au regard de la très large ouverture des accotoirs, par des proportions inhabituelles pour ce type de sièges.

En dehors d'un répertoire ornemental très végétal s'inscrivant dans des formes tout à fait caractéristiques propres à Nogaret, il est un détail notable avec la présence, dans la partie supérieure des pieds antérieurs, d'un motif sculpté en forme d'éventail.

On rencontre ce même motif sur d'autres sièges connus de Nogaret, comme ceux, "à châssis", acquis par le Musée Historique de la ville de Lyon, en 1982, ou une série de chaises cannées "en cabriolet", exceptionnellement en bois de hêtre, figurant dans les collections de cette même institution ou bien, encore, ceux passés en vente chez Sotheby's à Monaco, le 7 février 1982.

On retrouve très curieusement cette même particularité sur des sièges de Geny. Or, comme on le sait, ils ont tous les deux fait leur apprentissage à Paris et on ne peut s'empêcher, alors, de penser à l’influence exercée sur eux par le grand goût parisien de l'époque. En revanche, nous ignorons auprès de quel maître ils ont réalisé leur apprentissage.

Lorsque l'on cherche parmi les menuisiers qui exerçaient à Paris, avant 1745, ils sont quelques-uns à avoir utilisé ce motif en éventail, traité simplement à plat ou orné de cannelures, que l'on peut retrouver sur certains sièges réalisés par Heurtaut, Tilliard ou Cresson, à qui il arrivait, pour ce dernier, d'apposer son estampille sur la traverse arrière de la ceinture, pratique qui sera constante chez Nogaret...


A set of six Louis XV Fauteuils
"en Cabriolet"

by Nogaret à Lyon

A set of six Louis XV walnut
Fauteuils "en cabriolet"

The cartouche-shaped padded back,
arms and serpentine seat covered
in close-nailed brown velvet, the moulded frame 
carved with flowerheads, on cabriole legs.


Circa 1750

Height 35 1/2 in.
Width 27 in.
Depth 24 3/4 in.

Provenance

Former Collection of Camille Pruvost in Paris



Notice

Both by the exceptional quality of the wood used for its execution and by its excellent state of preservation, this set of six armchairs is also remarkable by a sculpture of great virtuosity and, in sight of a wide opening between the armrests, by unusual proportions for this type of chairs.

Apart from a vegetal ornemental repertory belonging to Nogaret's very characteristic forms, it is a notable detail with the presence, in the upper part of the front legs, of a carved pattern in the form of a fan.

Such a pattern is found on other Nogaret's chairs, such as those, "à châssis", acquired by the Historical Museum of the City of Lyon, in 1982, or a series of caned side-chairs, exceptionally made of beechwood, belonging to the same museum or, more, those sold at Sotheby's in Monaco on February 7, 1982.

We find again very curiously such a particularity in the Geny's work. Now, as we know, they both did their apprenticeship in Paris and we can not help thinking about the influence exerted on them by the great hand, we do not know with which master they realized their apprenticeship...

When looking among chair-makers who practice in Paris, before 1745, they are a few to have used this fan pattern, treated simply flat or decorated with grooves, that can be found on some chairs made by Heurtaut, Tilliard or Cresson, to whom it happened, for the latter, to stamp on the rear crossbar of the belt, a practice that will be constant with Nogaret...